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Oct 11

Audition du général LIZUREY, Directeur général de la Gendarmerie Nationale, en commission de la défense et des forces armées

J’ai pu questionner cet après-midi le général sur deux sujets :

– L’affaire de la disparition de la petite Maëlys
– Le danger des drones civils transformés en armes pour nos sites sensibles

QUESTION 1

« S’agissant de la dramatique affaire de Maëlys, fille de 9 ans disparue le 27 août, la gendarmerie a fortement mobilisé ses forces. Les moyens ont été impressionnants : équipe cynophile, cellule de lecture automatique des plaques d’immatriculation, spéléologue, brigade nautique, drone de la SR GTA permettant de dresser une carte 3D du secteur, mais sans résultat malheureusement. A posteriori, y-aurait-il eu besoin d’autres outils ? Quelle est votre évaluation ? »

REPONSE

« On a effectué une mobilisation exceptionnelle. On a le devoir en pareille situation de tout faire. On a appelé tous les moyens dont on avait besoin. On continue. Aujourd’hui on est entré dans une logique judiciaire avec une recherche de la preuve irréfutable de la culpabilité. »

QUESTION 2

« Concernant la gendarmerie de l’armement qui assure la sécurité sur 13 sites sensibles de la direction générale de l’armement, comment vous appréhendez les menaces représentées par des drones civils transformés en armes ? »

REPONSE

« Les drones civils transformés en armes sont une menace que nous avons pu observer sur le théâtre d’opérations extérieures. On a mis en place des dispositifs de brouillage directionnel. On anime un comité de pilotage drones au sein du Ministère de l’Intérieur. On a d’ailleurs neutralisé un drone civil survolant un monument national lors des journées du patrimoine (qui prenait des photos). La gendarmerie est aussi chargée de mettre en place un réseau d’immatriculation des drones au-dessus de 800 grammes. On travaille avec la direction générale de l’armement qui a une avance technologique. »

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