MECSS – Directeur général de la CNSA et Directeur général de la Cohésion Sociale
Retrouvez mon intervention du mercredi 20 mai en commission ci dessous :
Merci Monsieur le Président,
Messieurs les directeurs généraux de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de la Cohésion sociale,
Merci pour vos réponses apportées aux questions de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociales sur les 2 heures de lien social par semaine pour les personnes en perte d’autonomie.
Permettez-moi de prolonger les questionnements afin de comprendre pourquoi ce dispositif prometteur peine à se déployer avec si peu de bénéficiaires.
Nous avons un grand nombre de concitoyens en perte d’autonomie et dans un grand isolement.
Des moyens financiers ont été dégagés mais n’ont pas été consommés.
Faut-il que ces heures soient davantage prises en charge au-delà de la compensation de 50%, à condition que ce soit bien ciblé sur les personnes isolées en perte d’autonomie ?
Le consentement du bénéficiaire est-il recueilli ? Est-ce parfois un obstacle au déploiement ?
L’ambition qualitative de ces heures appelle-t-il une formation dédiée ou un agrément pour les professionnels volontaires ? Ne faut-il pas spécialiser certains professionnels ?
Je vous rejoins sur la pertinence de réponses territorialisées avec les acteurs locaux, notamment les partenaires associatifs. Vous avez pris l’exemple en zones urbaines avec des acteurs présents. Y-a-t ’il un enjeu lié à des fractures territoriales avec l’absence d’associations spécialisées dans l’isolement ou d’acteurs formés dans certains territoires ? L’isolement rural est-il appréhendé de manière spécifique ? Parmi les départements signataires, ceux en plus grande difficulté avec une faible densité pourraient-ils être mieux accompagnés ? Les bénévoles qui ont des frais de déplacement pour visiter des personnes seules pourraient-elles être indemnisées ?
