Intervention CAS – Reforme du financement de la psychiatrie
Le financement de la psychiatrie en France a progressé, passant de 11 milliards d’euros en 2021 à 13,5 milliards d’euros pour 2026. Toutefois, cette hausse vise à rattraper un retard historique et à soutenir une réforme attendue par l’ensemble des acteurs du secteur (familles, soignants et directions), bien que sa mise en œuvre ait été freinée par la crise sanitaire.
De plus, le rapport met l’accent sur les inégalités territoriales, notamment en zone rurale, où les soignants consacrent une part importante de leur temps aux déplacements. Pour y répondre, l’instauration d’un « coefficient ruralité » est recommandée afin de financer ce temps de trajet et de favoriser le développement des équipes mobiles. L’objectif est de passer d’un modèle basé sur l’hospitalisation à une logique de soins de proximité, même si ce changement de modèle nécessite des investissements pérennes.
Enfin, le secteur fait face à une crise de recrutement majeure. Le manque de médecins et d’infirmiers empêche certains établissements de consommer la totalité des budgets alloués, tandis que l’état vétuste de certains bâtiments, souvent isolés, complique la prise en charge des patients. Le rapport souligne également la nécessité de faciliter l’accès aux médicaments innovants et de renforcer la recherche clinique pour améliorer la qualité de vie des usagers.
Retrouvez ci-dessous mon intervention en Commission des Affaires Sociales lors de l’évaluation de la réforme du financement de la psychiatrie du 27 mai :
Retrouvez ci-dessous la réponse de Mr le rapporteur Peytavie :
