CAS – Audition de Mme Suzette Delaloge
Retrouvez ci-dessous mon intervention lors de l’audition le mercredi 24 juin 2026, en application du code de la santé publique, par la commission des affaires sociales, de Mme Suzette Delaloge, dont la nomination est envisagée aux fonctions de président du conseil d’administration de l’Institut national du cancer :
Madame DELALOGE, votre nomination est envisagée aux fonctions de président du conseil d’administration de l’Institut National du Cancer, qui pilote la mise en œuvre du registre national des cancers.
Je souhaiterais vous interroger sur nos politiques de santé publique liées aux tumeurs cérébrales. En effet, les tumeurs cérébrales représentent la première cause de mortalité chez les enfants et les jeunes adultes. Chaque année, 6 000 enfants sont diagnostiqués. La survie médiane pour le glioblastome, cancer le plus fréquent et le plus agressif chez les adultes, est de douze mois, avec une survie à cinq ans inférieure à 5 %. Face à ce constat, la recherche scientifique se poursuit et constitue une source d’espoir pour les malades et leurs proches. La France a tout pour réussir et ses chercheurs sont reconnus internationalement. Les dotations annuelles pour lutter contre les tumeurs s’élèvent à 10 millions d’euros, jugées bien trop faibles par l’Institut du cerveau. En comparaison, les États-Unis d’Amérique allouent annuellement 240 millions d’euros. Le 10 février 2026, le Gouvernement s’est engagé à compléter de 15 millions d’euros, en plus de la précédente hausse de 60 millions d’euros, le budget consacré à la lutte contre les cancers pédiatriques. Il est urgent de poursuivre les efforts financiers sur les dotations en question et de se mobiliser pleinement pour les cancers du cerveau, grands absents des grandes priorités de santé publique et des stratégies de l’industrie pharmaceutique. Il s’agit pourtant d’un enjeu de société et crucial pour son avenir : prendre soin des jeunes enfants et des jeunes adultes.
Allez-vous développer des solutions concrètes pour faciliter et accélérer l’accès des patients aux essais cliniques en cancérologie ? Ne faudrait-il pas envisager un plan national tumeurs cérébrales d’ici à 2027 ?
Retrouvez ci-dessous la réponse de Madame DELALOGE :
