Communiqué – Thibault BAZIN – Violences urbaines le 17 octobre 2026
Communiqué de presse de Thibault Bazin,
Député de la 4ème circonscription de Meurthe-et-Moselle
Rapporteur général de la commission des Affaires sociales
Saccages et pillages : les annonces du Gouvernement ne suffiront pas sans un
choc d’autorité et un véritable examen de conscience
Paris, le 20 octobre 2026
Hier, lundi 19 octobre, en réponse aux émeutes urbaines qui ont embrasé de nombreuses villes
françaises ce week-end, le Premier ministre a annoncé la mise en place de couvre-feux, de mesures de
chômage partiel et la création d’un fonds de soutien spécifique pour les commerces dévastés et pillés.
Alors que le Gouvernement tente de reprendre la main, les appels à poursuivre les manifestations
perdurent et s’intensifient, avec le soutien de nombreux responsables de la gauche radicale.
Thibault Bazin, député et conseiller départemental de Meurthe-et-Moselle, condamne avec
la plus grande fermeté ces violences et ces dégradations. À Nancy, les scènes de saccage et de pillage
sont insupportables : plusieurs policiers ont été blessés, des dizaines de commerces vandalisés et des
commerçants agressés. À Limoges, l’effondrement du beffroi de la mairie constitue un symbole puissant
et dramatique de la gravité de la situation, du sentiment d’impunité qui gagne du terrain et de l’échec de
la réponse sécuritaire de l’État.
Après l’allocution du Président de la République dimanche et les annonces du Premier ministre
lundi, la réponse reste essentiellement réactive et insuffisante au regard de la gravité des événements.
Il faut un véritable choc d’autorité. Mais encore faut-il avoir le courage de poser le bon
diagnostic. Ces violences ne sont pas seulement le résultat d’un défaut de maintien de l’ordre : elles
révèlent aussi l’échec de décennies de politiques publiques à intégrer une partie de la jeunesse issue des
quartiers populaires, à transmettre des valeurs communes et à faire respecter l’autorité de l’État. Refuser
de regarder cette réalité en face, c’est se condamner à subir les mêmes scènes.
Les Français doivent avoir la garantie que de telles violences ne pourront se reproduire. Cela
suppose de renforcer les effectifs de police, de doter les forces de l’ordre des outils adaptés pour
lutter contre les bandes organisées, d’assumer de les soutenir face aux voyous, de décréter l’état
d’urgence pour permettre d’instaurer des couvre-feux, de procéder à des perquisitions
administratives, ou encore d’assigner à résidence ceux qui appellent à la violence, notamment sur
les réseaux sociaux.
Comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises ces quatre dernières semaines, Thibault Bazin adresse
ses remerciements aux forces de sécurité et aux sapeurs-pompiers du département pour leur
professionnalisme, leur sang-froid et leur courage. Il exprime également toute sa solidarité aux
commerçants et aux riverains durement touchés, dont certains voient partir en fumée le fruit d’une vie
de travail.
Le député se tient aux côtés des élus locaux pour exiger que tous les dégâts matériels,
publics comme privés, soient financés par les casseurs eux-mêmes, y compris par des prélèvements
sur leurs prestations sociales. Et l’Etat doit assurer un cadre de financement transitoire, sans que le
contribuable ait vocation à supporter in fine la facture. Les victimes ne doivent pas être pénalisées une
seconde fois.
Enfin, Thibault Bazin regrette que la voix légitime de manifestants pacifistes ait été étouffée par
ces actes de barbarie. Il tient ainsi à saluer ceux qui, comme à Lunéville samedi dernier, ont su
exprimer leurs revendications avec dignité.
Contact presse : thibault.bazin@assemble-nationale.fr
